Les Lyonnais, nouvelle claque par Olivier Marchal !

Publié le par Le Square


Grosse claque lors de l'avant première, réservée à la presse, du nouveau film d'Olivier Marchal ( 36 quai des orfèvres, MR 73, Braquo...). Mais vaut mieux une claque des
Lyonnais que l'étape d'après. C'était pas des tendres, plutôt du genre à sortir leur calibre plus vite que DSK.


Avec l'affaire Neyret, proche de Marchal qui le soutient, l'actu devançait un peu son film.





Mais bien que Marchal traite ici un thème qu'il connaît par coeur, celui des flics et des voyous; rien à voir avec les flics pourris ou obligés de tremper pour faire avancer. Là, il
s'attache à des gangsters qui ont marqué l'histoire, au début des années 70. Période durant laquelle un gang de braqueurs gitans fait la niques à toutes les polices en enquillant les
braquages dans la région lyonnaise comme Messi enfile les buts au Barça.


Gérard Lanvin avec...le commissaire Neyret


Un film tiré du livre "Pour une poignée de cerise" d'Edmond Vidal. Vidal (Gérard Lanvin) , dit Momo, voit son passé lui revenir en pleine gueule. Car quand on trempe à ce niveau là du hors
la loi, on n'en sort jamais. Momo, c'est le roi du braquage mais c'est aussi le sens de la famille, une loyauté sans faille, et la fierté de ses origines. Une amitié à la mort avec
Serge (Tcheky Karyo) avec qui il fait de la prison dans sa jeunesse pour un simple vol de cerises.


 



Marchal sait tourner moderne, il sait offrir du spectacle, du suspens, nous rappeller les chefs d'oeuvres très clans des Siciliens. On en prends plein le képi, on se dit qu'on ne
volera jamais une poignée de cerises, que truand c'est pas une vie mais bien une mort.



Lanvin est comme toujours exceptionnel, balançant (quoi que balancer pour le gang des lyonnais c'était une insulte) entre violence et sensibilité.


Un look et un regard qui rappelle Al Pacino, tant que ça...


 Tcheky Karyo, son ami d'enfance, comme toujours précis et exacte.


 


Et le reste de la distribution aux petits oignons avec entre autre Manu Lanvin, fils de Gérard, quelques aires de Filip Nikolic. Et des gueules d'enfer comme on aime en voir dans les films
français (Lionel Astier, Daniel Duval).


Un film fort, violent comme les coups assenès par les flics lors de leur interrogatoires sur les Lyonnais; en témoigne cette B.A. choc:










Alors, à partir du 30 novembre, délaissez la télé, allez au ciné, braquez les Lyonnais !

Publié dans Cinéma

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